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Cinéma d auteur

LA CHAIR DE MA CHAIR de Denis Dercourt

 

 

 

CHAIR ET TENDRE

 

par Bertrand Bichaud

 

2/5 ON AIME BIEN

 

 

Anna est une jeune femme prête à tout pour aider sa petite fille atteinte d’une maladie l’affaiblissant de plus en plus jour après jour. Et la seule solution pour alléger ses souffrances est aussi effrayante que « délicate » à mettre en place…


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Dès les premières images, le parti pris de réalisation "trouble". L’utilisation constante de rapport entre netteté et floue. Pour passer d’un personnage à un autre et jouer de la distance qui les sépare, ou au sein d’un cadrage pour inciter le spectateur à se concentrer sur une partie de l’image tout en en passant au second plan le reste. Ce choix de regard, réduit le champ de vision mais précise le point à privilégier. "Travailler sur les distorsions de l’image était dans l’essence même du projet : le « champ » de l’héroïne est tout sauf unifié et ne répond pas à notre norme du regard" explique le réalisateur.

 

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« La chair de ma chair » est un film dont l’histoire n’est pas à mettre devant tous les yeux. Ame sensible, passez votre chemin, certaines scènes sont très difficilement regardables. Bien qu’à l’image rien ne soit réellement montré (ou si peu) le son s’occupe de rendre insupportable ce qu’il suggère. Pourtant, bien vite, le film évoque davantage une fable fantastique plus qu’un récit relatant un horrible fait divers sanglant. La tension qui s’en dégage n’en n’est pas moins extrêmement anxiogène. 

 

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Kieslowski semble être une influence essentielle dans le travail de Denis Dercourt, le soin apporté à la photo, le traitement de la nuance des couleurs, de la densité des lumières. Une impression qui se conforte et se confirme définitivement à l’écoute de la musique du film, du pur Zbigniew Preisner (compositeur attitré du réalisateur Polonais).

 

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« La chair de ma chair » est une fable noire (et rouge sang), organique à la manière d’un Cronenberg, un film qui, avec surprise, s’offre en fin de récit une dimension poétique et lyrique qui en adoucit l’ensemble. Atypique et original, intègre et courageux, un film d’une certaine beauté qui arrive à mettre à distance l’horreur de son histoire.

 

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23/07/2013
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