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Cinéma d auteur

DANS LA TETE DE CHARLES SWAN III de Roman Coppola

 

 

 

DU COTÉ DE CHEZ SWAN

 

par Bertrand Bichaud

 

1/5 MOYEN MOYEN

 

Charles Swan est un graphiste à succès, au mode de vie aussi excentrique que ses créations. Grand séducteur insatiable, le voilà bien dépourvu quand Ivana sa petite amie claque sa porte. Mais la remise en cause de Charles est de courte durée, à cela il préfère se plonger dans la tristesse du souvenir de sa vie passée à côté de son ex-petite amie.

 

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Le film se positionne dès son démarrage sans ambiguïté, son principal (et unique?) objectif est de faire rire. Le seul soucis est qu’il n’est que rarement drôle. En effet, n’est pas détenteur de l’irrésistible absurdité comique des Monty Python qui veut. Les singer n'est pas suffisant à prolonger leur esprit... « Dans la tête de Charles Swan III » a les défauts de ses qualités, libre mais sans structure, fantaisiste mais dénué de sens. Revendiquant avec un peu trop de pression une légèreté qui en réalité ne dépasse jamais sa propre superficialité.

 

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On ne peut plus 70’s dans son histoire, excessivement rétro dans ses décors, la mise en scène n’est pas en reste, l'étant tout autant, ce qui n’est pas forcément le meilleur choix. La création d'un décalage aurait susciter la dérision dont le film manque. Le scénario quant à lui, donne la « méchante » impression d’avoir été écrit sous acides. Nul doute que dans cet état-là, il devait sembler génial. Le problème est que pour tous spectateurs n’étant pas sous l’effet de substances équivalentes, seule son insipidité apparaît stupéfiante.

 

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Coloré et délirant, foutraque, se laissant aller quand il veut (presque perpétuellement) où il veut, à savoir partout et surtout n’importe où. Bavard, n’échappant pas à une certaine forme de "prétention" dans l’inutile dimension réaliste de son histoire : la souffrance de l’homme abandonné, le film ressemble d’avantage au pilote d’une série tv qu’à un long métrage digne de ce nom.

 

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Une frange du public devrait cependant y retrouver ses petits (plaisirs), les amateurs du cinéma de Wes Anderson (dont Roman Coppola fut des années durant le fidèle collaborateur) s’y divertiront certainement.

 

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23/07/2013
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